Mr TERROR
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je-prouve un amour fou pour le rap au début des années 90.comme danseur d abord.a 13 j'apprends a écrire en écoutent ntm ,solaar.je participe a la toute première compile rap produite au Cameroun 1998 par bendjo style.je fais première partie des rappeur tels que.pit bacardi,drivers,singuila,salif ect... je produit mon premier album black Alice en 2009 et travail actuellement sur le deuxième.
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black alice 2009
14 novembre à 19:25Terror [ Terror chante \"Black Alice\" ]
Par Alain Njipou le 16/04/2009
Le rappeur camerounais vient de commettre son premier opus dans le marché discographique.
Il n\'est pas la terreur incarnée. Mais il a choisi comme label artiste Terror. Terror, c\'est l\'auteur d\'un album 100% rap, hip hop dont Black Alice, titre de cette galette, est le fruit de 13 années de dur labeur et de featuring avec la crème de rappeurs Camerounais à la notoriété établie. Samedi, 21 mars 2009 la star qu\'accompagnait Hervé Tueguem, promoteur culturel, a présenté officiellement sa trouvaille au complexe Belavie Akwa devant un aréopage de journalistes culturels tirés sur le volet. Un concert s\'en est suivi, histoire de partager le bonheur de la star avec ses fans venus en grand nombre à ce rendez-vous.
Black Alice, riche de 14 titres avec 2 bonus track, a été travaillé selon l\'auteur depuis 2002 et ambitionne de bousculer tout dans l\'univers \"rappologique\" camerounais. Sans surprise, Terror l\'a baptisé \"album officiel de la révolution\". Est-ce pour cette raison que son visage ne figure pas sur la pochette ? Que non ! Terror justifie cette option par sa volonté de faire découvrir l\'homme par son travail. Un travail dont le ressort thématique porte entre autres sur un message d\'espoir, notamment avec black Alice qui ne va pas sans rappeler un dessin animé télévisé appelé Alice au pays des merveilles, dans un décor psychédélique, plein de rêves. L\'artiste affirme qu\'à travers sa production musicale \"je me suis livré. C\'est toute ma vie que je chante, c\'est ma joie, ce sont mes peines et douleurs que j\'ai transposées en musique\"
Est-ce pour cette raison qu\'une certaine mélancolie transpire de son texte, lequel est hermétique par endroit ? En tout cas, Shangaï 2ième titre de l\'album en est la parfaite illustration. Il met en exergue la précarité ambiante qui caractérise la vie dans notre société. La même teneur est comprise dans Double trouble dont le texte évoque les fléaux et la misère qui rongent l\'Afrique. Dans la même gamme, Le Cameroun ma prison, apparaît comme un coup de semonce au régime en place. Artiste engagé, Terror fustige les pouvoirs publics qui ne parviennent pas à mettre un terme à la galère des Camerounais.
A côté de ce discours mélancolique, d\'autres titres viennent insuffler de l\'espoir. Tout simplement, On a un jour, Sous le soleil d\'Afrique, sont des messages d\'espérance qui indiquent d\'après le rappeur que \"la roue de l\'histoire tourne\". Cicatrice, est essentiellement une phraséologie autobiographique. La star y conte son parcours, son amour et surtout ses cicatrices.
Séjour au gnouf
Dans ce registre, son séjour à la prison centrale de New Bell, pour \"outrage à la pudeur\" alors qu\'il n\'a que 17 ans lui est resté en travers de la gorge. Ce d\'autant plus que \"chaque jour, je voyais des gens mourir. New Bell, c\'est un trou à rats. J\'y suis entré ado et j\'en suis sorti adulte\" raconte-t-il. Selon toute vraisemblance, le biographe de Terror dont le vrai nom est Aggee Toukas Mahend, à tort ou à raison, à trouver des similitudes avec Fifty Cent, rappeur Américain ayant reçu neuf balles et ayant séjourné à plusieurs reprises au gnouf pour divers motifs. Suffisant pour que Terror soit encore appelé le \"Fifty Cent Camerounais\". Une dénomination qui ne lui déplait pour autant pas.
En tout cas, Terror a tourné la page et reconnaît que sa vie est comme un film. Black Alice qui lui sert de rampe de lancement, a vu la participation d\'autres talents comme Franky P, Mister B, Black Napoléon, Djess L\'album est disponible chez Jps production, Music store, Camer distribution au prix de 2500 Fcfa seulement. A votre portée !
L'homme de "BLACK ALICE"
14 novembre à 13:32camerounais «Terror» en concert au CCF de Douala
Par Alix Fétué - 03/02/2010
«Après mon deuxième album j’arrête de chanter»

Terror
Ambitieux, ondoyant et divers, ainsi peut-on définir en trois mots ce genre d’artiste, à la Yannick Noah, prêt à quitter une profession et s’imprégner d’une autre en toute simplicité. En d’autres termes, on parle de reconversion. Lui, n’a que 29 ans, mais pense déjà à la sienne. D’ailleurs, dans les prochains mois on ne l’appellera plus seulement Terror, il faudra y ajouter un Monsieur pour avoir Monsieur Terror. Tout simplement parce qu’il croit fermement qu’une autre vie est possible. C’est ainsi que va s’intituler son prochain album solo, le deuxième de sa carrière, actuellement en préparation et qui devrait sortir des studios avant la fin de l’année 2010.
Un rappeur bien en phase avec son temps
«La voix du ghetto», c’est lui. Il clame haut et fort ses souffrances et surtout sa volonté de retranscrire le quotidien des jeunes de son pays. Et ce n’est pas parce qu’il sème la terreur qu’il se fait appeler Terror, si oui avec ses textes, mais c’est surtout au regard de son physique imposant. «Au lycée, je jouais beaucoup au basket. A chaque fois que mes amis avaient des problèmes, c’est moi qu’on appelait à la rescousse pour résoudre le différend» relate t-il pour expliquer l’essence de son nom d’artiste. «Et c’est ainsi qu’ils ont commencé à m’appeler Terror, c’est resté jusqu’à ce jour» poursuit-il.

De son vrai nom Mahend Toukas Aggee, Terror entre dans la musique et précisément le rap dans les années 80. Mais déjà tout petit, se souvient-il, «j’écoutais du Bobby Brown, James Brown, mais surtout NTM, Mc Solaar qui ne sont que mes influences, mon idole étant Dieu». Sa passion pour la rime, il la doit entre autres aux auteurs Baudelaire, Arthur Rimbaud ou encore Stendhal qui font de mon année Terminale «une belle année, couronnée par l’obtention du Baccalauréat A4 espagnol». Il entre pour la première fois en studio en 1998, grâce à un certain Benjo Styl qui l’invite à poser sur l’album Le fond des égouts, la toute première compile de rap au Cameroun, sortie en 1999. Dès lors, une nouvelle ère s’ouvre pour le jeune rappeur. Il travail son flow, ses rimes, ses textes et son physique pendant près de quatre ans.
En 2002 quand certains le qualifient déjà de «50 cent camerounais», il preste en première partie du franco-camerounais Pit Bacardi au cinéma le Wouri et l’année d’après en première partie des rappeurs français Driver et Singuila au stade Mbappe Leppe à Douala. «De très beaux moments» pour le rappeur.
Un concert ce jeudi 04 février au CCF de Douala
2006, c‘est la consécration. Il sort son premier solo. L’intitulé «Black Alice» est bien accueilli par les mélomanes. Un album qui représente en même temps sa plus grosse fierté, mais aussi l’une de ses plus grosses déceptions, car n’ayant pas reçu le prix de meilleur album rap au Mboa Hip Hop Award 2009 «pourtant je le méritais» affirme l’artiste originaire de la tribu Banen dans le département du Nkam. «Beaucoup de choses restent à faire dans le Cameroun. Il faut que les gens arrêtent le lobbying et le sectarisme et qu’ils travaillent pour le mérite et non pour les gloires personnelles. Car à cette allure notre hip hop n’avancera jamais».
Sans doute ce qui pousse Terror à projeter la fin de sa carrière musicale après la sortie de son deuxième album. «Je compte me lancer dans les affaires, le business et me consacrer à ma famille» révèle t-il. Coup de pub ou réelle ambition, seule la suite pourra nous le dire. «Ce concert représente pour moi une reconnaissance pour tout le boulot que je fais depuis longtemps». Le rappeur promet beaucoup de surprises, et sera accompagné sur la scène d’un autre jeune rappeur camerounais du nom de Parol. Ce dernier fait partie du label Mapane Records que dirige Simon Mbey. Il évolue depuis quelques années sous la houlette du groupe Ak Sang Grave avec lequel il a participé à l’album Du fond de l’Afrique. Il figure également sur la compilation Kamer Konnexion aux cotés de plusieurs autres rappeurs camerounais tels Krotal, Boudor, Fulaw…



