RAP KAMERUNEGRE
Le Rap est arrivé au Kamer à la fin des années 80 presqu'au même moment que la magie du Blanc appelé TELEVISION. Grâce à la télé, les jeunes ont appris beaucoup de choses sur cette musique.
Vibrant à l'époque sur les flow des références tel que : SOLAAR, NWA, PUBLIC ENEMY. Emporté par cette music différente des autres par son feeling, les jeunes ont immédiatement captés le style et se sont métamorphosés dans leur look et leurs fringues. La plupart le faisaient pour plaire aux filles du lycée "petit show-Rap au fond des salles de classe en pleine récréation accompagne de Beat *boxeurs* (DJ)" au fil du temps c'est devenu une passion et après, la vocation. Car en ce rendant compte du revenu de l'industrie Rap dans le monde, le pouvoir qu'ont ces vedettes (l'argent, la gloire, le sexe) le professionnalisme de cette Blague est devenu un rêve pour la plupart. La réalité a saisie l'esprit et la chose Rap a été prise au sérieux par ceux qui se sentaient à la hauteur.
Vu que l'absence des médias rendaient moins populaire l'auditoire Rap, la solution était de sortir du pays et tenter sa chance dans des pays plus développés et francophone, en principe la France.
Tel fut le cas de Polo qui a connu un grand succès avec le single « Panne sèche » sans oublier Pit Baccardi, BAM'S, MENELIK etc...
DISCOGRAPHIE
Le répertoire Rap Made In Kamerun comporte déjà plusieurs albums :
- BENJO : C'est l'auteur du premier album sorti dans les bacs dans les années 90 ce jeune ambitieux originaire de l'ethnie BASSA, a apporté beaucoup pour le Rap camerounais qui était dans le temps qu'une simple mode. Malheureusement pour lui, son album auto-produit n'a pas connu un grand succès ; moins de 2.000 ventes au Bled. Titre original "IMDOMPTABLE RAP".
le premier album rap kamer qui a vu le jour est certe l'oeuvre de Benjo stylee c une compile parru en 2000 en pressage K7 l'album s'tintitulait : "DU FOND DES EGOUTS" paru sous le label MISSION ACCOMPLIE dont BENJ...O en faisait partiepremière compilation de Rap au Cameroun Acte 1. Dossier An 2000Rapport secretdans lequel ont présté les rappeurs dont les noms suivent pour les 10 titres de l'album :
FOND A
1/ Esclaves sans chaine (OBRA du label MISSION ACMCOPLIE)2/ D.si.D (REVEREND CAÏD du label MISSION ACCOMPLIE)3/Ne le jette pas (AMOKRAN du label SHOOT-FU)4/ Quand viendra la production (TOOPY) du label MISSION ACCOMPLIE)5/ Crying (CHEEK FARAS Feat. SHA $1st du label TERRE PROMISE)
FOND B
1/ Quelques part... (STYLIBRE)2/ L'école de la rue (TERROR du label SHOOT-FU))3/ L'apocalypse (AKEEM RAJA du label DU BRONX)4/ Life for éloby (LE10 )5/ Yo !! & Proud (BENJO STYLEE du label MISSION ACCOMPLIE)
Prise de voix, enregistrement et mixage : STUDIO KOMPLEX HARMONIAGravé et mastérisé : STUDIO DUPLIC INTERNATIONAL
- B-ZY : Style de Rap "Funky JazzMark" réalisateur meilleur album Rap 100% UNDERGROUND de l'année 2000. Ce Rappeur originaire de la côte, plus précisément de l'ethnie "DOUALA de DEÏDO" a connu un succès avec son album "DUBE". Mais malheureusement *il n'as pu en profiter* pour des raisons concernants les bases du contrat.Sortie : année 2000 vente ; plus de 2000 K7 Mixé en France et produit par (AJAJO)
- NEGRISSIM : "Appelle ta grand-mère" titre originale de l'album. le Négrissim est un mélange de plusieurs flows (La Source, Aborigen de Boudor, Sadrak) tous originaire de Douala de et de Yaoundé. Leur album auto-produit n'a connu aucun succès pour cause de Sound et de la promotion (NEGRISSIM SOUND PRODUCTION ).
- BANTOU POSSI : Après dix ans dans l'ombre, le Bantou Possi fait vibrer la jeunesse au rythme de leur premier album sorti en 2001 dans les Bacs. Remarqué auprès du (PBS, BISSO NA BISSO ) Bantou Possi est déjà à plus de 15.000 ventes. Beaucoup appréciés par l'auditoire musical local. Groupe Folklorique et Rappologiquement Bantou. sortie chez RTM production.
Plusieurs autres albums sont sortis et ont confirmés le niveau Hip-Hop Camerounais à l'instart de RA-SYN, AK SANG GRAV, ZOMLOA FAMILIA, D'autres en viennent...
LES MOYENS
Au Cameroun, les Rappeurs disposent peu de moyens et *rien n'est vraiment mis leur disposition*. Néanmoins, nous tirons un coup de chapeau aux Radios et chaînes de télévisions privée qui font remonter la chose hip-hop. Ces moyens de médias restent jusqu'ici, les seul moyens qu'ont les Rappeurs au Cameroun.
LES GALERES
Les galères sont nombreuses; Certaines personnes traitent le Rap ici d'une musique de voyoux et interprété par les voyoux; il ne se rendent pas compte du message que passe ces Rappeurs; Dans les studio maquettes, on ne trouve pas grand chose comme matoss pour bosser, les 4 pistes et c'est tout. La signature des contrats pour certains producteurs ne se limité qu'à 7%. On y retrouve aussi un grand problème de piraterie ce qui ne permet pas une grande vente de K7 pire encore les CDs. On retrouve dans la vente, les 1er Rappeur au Cameroun sont à plus de 15.000 examplaires j'estime et je trouve même déjà pas mal.
L'ordonnance Rap contient trop de vérité et dénonce beaucoup d'entre eux. Donc l'état n'est pas prêt à élever une boîte allié des opposants politiques. Officiellement cette music n'entre pas dans le répertoire musical local. Tout au contraire, l'état *met une pression policière* pour nuire à la concentration physique et psychologique de ses auteurs. Mais le Hip-Hop survivra malgré ses énormes difficultés. Le Rappeur est une deuxième forme de la nature peut importe les critiques de la société.
LE GRAFF
En ce moment, le Graff n'est pas encore assez représenté dans le mouvement HiP-HOP au Cameroun. Mais cela ne veut pas dire qu'il y a pas de graffeurs ils sont nombreux au contraire; je tiens comme ça à parler de Anthors du Groupe MÔ2TÊT, Reptyle, Douglas, Selim Saël, Lykange et autres... DJ's
En ce qui concerne les DJ's Hip-Hop au Cameroun, on en trouve peu car certains ne se font pas entendre à cause du manque de concert Hip-Hop, manque de soirée et autres. Mais néanmoins, nous avons quelques personnes qui représentent: DJ BILIK de Yaoundé patron du Zomloa Familia, DJ CARLOS de Douala bosse avec la Radio privée Equinox sans publicité biensûr dans l'émission Hip-Hop BARACOUDA où les jeunes s'expriment et *vendent* la cause de la chose.
LA DANSE HIP-HOP
Dans la Danse Hip-Hop au Kamer encore appelé Break Dance, de nombreux jeunes camerounais se sont lancés dans cette danse; quelques uns sont reconnus comme Achil, Pépé Ekoka, Polo etc... De nombreux autres aussi. Cette danse n'est pas trop représenté sur les scènes hip-hop au Cameroun et cela toujours à cause du manque de moyens et il y a aussi peu de considération pour ces jeunes danseurs ou Breakeurs.
Avec Kamerunegre et PHH, nous espérons que le Hip-Hop prendre une grande ampleur ici au Cameroun...
RAP A YA-FE
18 novembre à 18:50
En créant le concept des rap-conteurs, Blick Bassy, ex membre de Macase, avait en cœur de faire valoir des talents du hip hop Camerounais, exerçant sur des thématiques accessibles au commun de la jeunesse. La première génération a scandé « Je wanda » en compagnie de Krotal, Bantou Posse, Big B-ZY et Danielle Eog. Ces derniers, précédés par One love, ont assuré la première partie du show de ce dimanche 28 décembre au boulevard du 20 mai 1978, au Festival Yaoundé en fête. Un spectacle hip hop tout en live, avec des musiciens et des choristes, on commence à s’y faire au Cameroun. Krotal a semblé exceller dans cet exercice, aidé il est vrai, par ses amis du groupe Macase, maîtrisant bien son répertoire.
Du son, de la lumière, de l’innovation pour la deuxième génération des rap-conteurs, devenus raconteurs de musique. La jeune Viany aux intonations Eton a fait plaisir à Queen Etémé et Hélène Faussart des Nubians, toutes deux de retour du Fenac à Maroua. Queen Etémé a d’ailleurs martelé : « Je viens encourager la génération montante, et même si je ne suis pas programmée, mon devoir est d’être ici. ». Hélène Faussart quant à elle se dit « prête à venir au prochain YA-FE, pourquoi pas ?» En attendant, c’est Koppo qui a manifestement démontré le Sassayé, extrait de son deuxième album toujours attendu, en passant en revue tous les couplets de son premier album sous l’unique refrain du tube, Si tu vois ma go.
La force du Ya- Fé étant le public, Koppo et Sultan Oshiminh n´ont pas déçu ce dernier. Oshiminh s’est d’ailleurs auto-proclamé roi, retrouvant ses racines royales volées par le «babylone occidental». Tout un concept qui semble conscientiser les milliers de jeunes présents. Ecoutant ce chantre du reggaecamerounais, demander le feu pour « éclairer Tsimi Evouna, le feu pour brûler Odong Ndong ou encore Olanguena et tous les corrompus de la république » Des paroles et une musique puissantes, ayant un effet électrique sur un public, visiblement acquis à la cause du chanteur, surtout lorsque ce dernier entonne : Quelle école, pour clôturer sa scène.
Le spectre de Sultan Oshiminh continuera de briller lorsqu’il entamera ses mesures sur le Nyanga Nyanga, tube des rap conteurs, 2ème génération. La petite déception viendra de AkSang Grave qui chantera sans Dar X, qui a démissionné du groupe, et dont le couplet a été remplacé par une séquence battle de deux jeunes filles déchaînées et hystérisées par la scène de YA-FE. Le public remarquera au passage aussi que l´ingénieur de son avait du mal à ressortir la véritable voix de Viany, qui était pratiquement inaudible, et que la présentation a été assurée par un duo pas du tout habitué en la matière, à la grande déception de Tito de Stv et Alain Dexter de CRTV. Malgré ces petits couacs, la marque Yellow a encore marqué des points. D’abord, l’exploit de mobiliser ce nombreux public un dimanche soir, au lendemain d’un éclatant concert de Richard Bona, ensuite, le pari de diversifier un plateau hip hop à la sauce locale et ethno world.
Patricia Bowen, alias Panie, gestionnaire des plateaux hip hop a sa petite explication à cela : « Il faut faire une playlist, recenser pas mal d’artistes, trier, demander les avis d’autres personnes, privilégier la qualité de la scène à l’ancienneté des artistes. Voilà ce qui fait le succès d’un festival comme YA-FE». Son compère Jean Laurent Nkembé alias Ajajo ajoutera que : « Faire du hip hop ce n’est qu’une variante de la musique en termes de répertoires et de styles. Ce sont des rappeurs, mais c’est à leur avantage d´approfondir toutes les facettes du métier ». Cela dit, la culture du live hip hop a encore de beaux jours devant elle, à condition que chacun joue sa partition et que chacun fasse son Nyanga Nyanga.
BIG BZY ( biographie)
18 novembre à 14:19
Né en 1978, BIG BZY (Alain MOUASSO) pour l'état civil l'un des précurseurs du mouvement Rap Camerounais. BIG BZY flirt avec la scène au début des années 80, alors qu'il n'a que 5 ans. Il s'illustre comme bon danseur de smurf et de break danse. Cette aventure lui procurera la soif de la compétition et surtout de la recherche.
C'est ainsi qu'il s'informe de la marrée montante du Rap. Il se laisse affecter par les premiers sons parvenus dans son environnement : PUBLIC ENNEMY, RUN DMC, NWA, des groupes de Rap américain ; IAM, NTM, MINISTERE AMER, LITTLE MC et MC SOLAAR groupes et artistes de rap français qui suscitent en lui l'appétit de la « tchatche ».
BIG BZY comprend qu'il faut assimiler les bases de la poésie, ce qui est vite fait. A force d'écouter, d'interpréter, l'inspiration prend forme.
En 1988 forme son 1er groupe de rap avec Dany p aka OJO GAGA Deîdo tue au micro sous l'appellation « DTM ».En 1991 des nouveaux membres intègrent le groupe notamment Samy B,MP Fuller , Miles MC et Joe Kamer.En 1994 forme un groupe parelle « RBM » avec Fuller MP devenu Oncle F qui devient plus tard BLACK KINTE avec la venue des jumeaux Steno et Flave du groupe Balafon Kunta, Henry Dool et Final D du groupe Bantu Pô si.En 1997 il décide de se lancer dans une carrière solo. BIG BZY écrit, compose, produit rode ses œuvres dans les shows de hip hop organisé sur la place et c'est dans cette lancée que naîtra en 2000 l'album « DUBE » (la foi).En 2002 sort son deuxième album qui s'intitule + 2 x. les deux albums sont produits par le label Ajajo Entertainment.En 2005, il marque son retour avec un « street album » intitulé « le gringo mic » édité par son label kmersound prod et le moflow.
à suivre...




